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Contrelittérature n°4

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                                                              210 pages, 13,5 €

L’esprit de la paysannerie irrigue notre conscience collective. Le paysan est le véritable sujet révolutionnaire de la société humaine car la terre est la matière de l’histoire où s’affrontent perpétuellement les forces antagonistes de l’être et de l’avoir. Il est le porteur des principes de la liberté et de la solidarité. Il éprouve dans son corps l’appartenance humaine à l’équilibre universel de la nature. L’infériorisation du statut paysan par la parole politique et religieuse a suscité les mouvements millénaristes et les jacqueries qui ont traversé l’histoire, depuis les révoltes paysannes médiévales jusqu’aux révolutions latino-américaines contemporaines. Contre l’agriculture écocidaire de notre temps, la résistance des derniers paysans invente une progressivité archaïque : un enracinement dynamique, une ultime noblesse d’être.

 

Diaporama de présentation du numéro :


 

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Par chèque au siège de la revue : L’ancien presbytère 28170 Saint Ange (port gratuit).

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SOMMAIRE

 

Augustin Thierry :   Histoire véritable de Jacques Bonhomme.                                    

Michel Maffesoli : De l’histoire au destin, l’enracinement dynamique. 

Alain Santacreu : Un arbre sur la talvera.

Joan Bodon : La talvera. 

Georges Lapierre : La braise et la flamme : le Mexique indien. 

Michaël Löwy : Millénarisme, anarchisme et révoltes paysannes. 

Frédéric Reichling : L’esprit révolutionnaire de la paysannerie. 

Dominique Temple : La réciprocité paysanne. Des origines à nos jours.

Domingo Adame : Le théâtre indigène et paysan au Mexique.

Didier Dantal : Le corps paysan de Gustave Roud. 

Raphaël Juan : Semailles pour les temps présents. 

Nashtir Togitichi : Paysannerie : extinction ou renaissance ? 

Hervé Rostagnat : La lettre au paysan” de Jean Giono.         

Frank Mintz : Tradition révolutionnaire de la paysannerie russe. 

Frank Mintz : Espagne révolutionnaire : luttes de la paysannerie. 

 

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AUTEURS

  

DOMINGO ADAME

Chercheur, enseignant et créateur de théâtre. Il est professeur à l’Université Veracruzana et a une carrière de plus de 30 ans dans le domaine du Teatro Indígena y Campesino. Il a été le fondateur de l’Association Nationale de Théâtre-Communauté (1986) et de la Maison du Théâtre du Centre des Arts Indigènes dans la région Totonaca de Veracruz (2005). Entre 1979 et 1982, il dirige des groupes de théâtre indigène dans les communautés nahuas d’Hidalgo, de Veracruz et de Guerrero et des villages paysans du Michoacan et d’Oaxaca.

 

DIDIER DANTAL

Né en 1967, d’ascendance auvergnate. Une vocation de lecteur réalisée au contact de l'intimité des œuvres, une intimité qu'il tente de revivre pour son propre compte. Dernier ouvrage paru : Murmures pour Jacques Chardonne, Éditions du Bel Univers, 2020.

 

RAPHAËL JUAN

Directeur de bibliothèque, Raphaël Juan a écrit dans plusieurs revues sur  des sujets variés au gré de ses inspirations.

 

GEORGES LAPIERRE

Depuis de longues années, il partage son temps entre l'État d'Oaxaca au Mexique et le sud de la France. Il a participé à des ouvrages à caractère collectif : L’Incendie millénariste, os Cangaceiros, 1987 ; Hommes de maïs, cœur de braise, l’Insomniaque, 2002 ; La voie du jaguar, l’Insomniaque, 2008 ; as rebeldes, Crónicas de insumisión, Octaedro, 2009 ; Flauta de luz, no 4 et 5, 2018. À titre individuel, il a publié : Le mythe de la raison, l’Insomniaque, 2001 ; La commune d’Oaxaca, chroniques et considérations, Rue des Cascades, 2008 ; Être ouragans, Écrits de la dissidence, l’Insomniaque, 2015 ; trois fascicules d'esprit anthropologique et critique : Les ours prennent souvent la forme humaine (2016) ; Le chamane et le serpent à sonnette (2017) ; Una tormenta perfecta (2018). Vierge indienne et christ noirun texte sur la Vierge de Guadalupe, est paru en feuilleton sur le site lavoiedujaguar.

 

MICHAEL LÖWY

Né au Brésil, il vit à Paris depuis 1969.  Philosophe marxiste et écosocialiste. Directeur de recherches émérite au CNRS, il enseigne à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Parmi ses nombreux ouvrages, on relèvera : Paysages de la vérité : introduction à une sociologie critique de la connaissance, Anthropos, 1985 ; Rédemption et utopie : le judaïsme libertaire en Europe centrale, PUF, 1988 ; Révolte et mélancolie : le romantisme à contre-courant de la modernité (avec Robert Sayre), Payot 1992 ; Walter Benjamin : avertissement d’incendie. Une lecture des thèses sur le concept d’histoire, PUF, 2001; Écosocialisme, Mille et une nuits, 2011; La révolution est le frein d’urgence. Essais sur Walter Benjamin, Éditions de l’Éclat, 2019.

 

MICHEL MAFFESOLI 

La recherche sociologique de Michel Maffesoli s’est développée autour de la thématique du lien social communautaire et de l’imaginaire postmoderne. Professeur Émérite à la Sorbonne, sa sociologie repère des pratiques sociales, des cultures naissantes, qui sont autant de preuves rassemblées dans la modernité pour venir étayer son projet de saisir la dimension plurielle du social, son polythéisme, la socialité en acte.

Parmi une oeuvre prolifique, on peut relever : La violence fondatrice (avec Alain Pessin), éd. Champ urbain, 1978 ; La Violence totalitaire, Méridien-Klincksiek, 1979 ; L’Ombre de Dionysos, Le livre de Poche, 1982 ; Le temps des tribus, La Table Ronde, 1988 ; La transfiguration du politique, La Table Ronde, 1992 ; Du nomadisme. Vagabondages initiatiques, La Table ronde, 1997 ; Notes sur la postmodernité : le lieu fait lien, Éditions du Félin, 2003 ; Écosophie, Éditions du Cerf, 2017 ; La nostalgie du sacré, Éditions du Cerf, 2020.

 

FRANK MINTZ

Professeur d’espagnol dans un lycée en banlieue parisienne. Historien par vocation du mouvement anarchosyndicaliste espagnol et des influences reçues et transmises en Argentine, en Bulgarie, en France et dans la Russie tzariste, marxiste-léniniste et néolibérale.

L’Autogestion dans l’Espagne révolutionnaire, Paris, Maspero, 1976.

La autogestión en la España revolucionaria Madrid, La Piqueta, 1977.

La autogestión en la España revolucionaria, Buenos Aires, Utopía libertaria, 2009. Traduit en anglais par AK Press en 2013 ; en portugais par Intermezzo Editorial, Centro de Cultura Social CCS, Instituto de Estudos Libertarios - IEL, en 2016 à São Paulo.

 

FRÉDÉRIC REICHLING

Frédéric Reichling est un philosophe né à Liège (Belgique) en 1973. Politologue de formation, il a enseigné la philosophie, la didactique de la philosophie et la philosophie des soins infirmiers. Sous le nom de Frédéric Dufoing, il a écrit deux ouvrages, L’écologie radicale (2012) et Vers un écologisme chrétien (2017). Il a contribué à plusieurs ouvrages collectifs comme Jean Jaurès philosophe (1999), Têtes de turcs (2002), Gueules d'amour (2003), Enquête sur le roman (2007), Faut-il se libérer du libéralisme ? (2016), Ecologia, Economia. Una alleanza Im/possibile (2020), L’Abécédaire du souverainisme (2020). Il est l’un des introducteurs de l’écrivain et essayiste éco-agrarien Wendell Berry en France et a postfacé la traduction de Santé de la terre. Essais agrariens (2019). Co-directeur de la revue Jibrile entre 2002 et 2005, il a écrit articles, critiques et chroniques dans diverses revues comme Cancer !, La revue littéraire, La revue du cinéma, Krisis, Limites, La Décroissance, L’Inactuelle, Front populaire et Contrelittérature. Il est aussi l’auteur d’un long article « Contre Alain Soral », suivi de nombreux textes voués à l’analyse et à la dénonciation de la mauvaise foi et des malhonnêtetés argumentatives. Influencé par Ivan Illich, Jacques Ellul et Gunther Anders, il consacre son travail à la défense de la démocratie directe, à la critique de l’État, des techniques et des biotechnologies, ainsi qu’à la question de la légitimité des révoltes populaires.

 

HERVÉ ROSTAGNAT

Maitre en droit, directeur de la revue littéraire L’Altérité, enseignant en économie gestion en lycée professionnel, formateur et membre du jury au Certificat d’Aptitude au Professorat de Lycée Professionnel, chargé de TD à l’université de Nice en expression communication et en sémiologie, chargé de cours comme formateur en droit des sociétés.

 

ALAIN SANTACREU

Il a refondé en mai 2019 une nouvelle version de la revue Contrelittérature (21 numéros parus entre 1999 et 2008). Il a publié deux romans, Les sept fils du derviche (1999) et Opera Palas (2017), ainsi qu’un recueil d’essais : Au cœur de la talvera (2010). Il a dirigé plusieurs ouvrages collectifs dont, en 2005, La Contrelittérature. Un manifeste pour l’esprit, aux éditions du Rocher. Il est directeur de la collection « Contrelittérature » chez L’Harmattan.

 

DOMINIQUE TEMPLE

De formation scientifique (chercheur en biologie), Dominique Temple découvre l’œuvre de Stéphane Lupasco en 1968. Avec la logique de Lupasco, il cherche dans les fondements des sociétés humaines une autre raison à l’œuvre que la raison utilitariste occidentale.

En 1975, il part pour le Paraguay, puis le Pérou et enfin la Bolivie, assistant de son épouse médecin avec qui il fonde des dispensaires autogérés. Il rencontre des responsables amérindiens et travaille avec eux à la reconnaissance politique des sociétés amazoniennes et andines.

De retour en France, il défend l’idée que le “contradictoire” est la source de l’affectivité, puis il interprète la réciprocité anthropologique comme la matrice de l’énergie psychique. Il écrit avec Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines, publié en 1995 aux éditions L’Harmattan.

En 2003, tous ses articles sont rassemblés, traduits et publiés en espagnol en Bolivie par le philosophe Javier Medina et l’anthropologue Jacqueline Michaux, sous le titre Teoría de la reciprocidad. En 2008, L’Instituto Intercultural para la Autogestión y la Acción Comunal de l’Université de Valencia (Espagne) lui a décerné, conjointement avec Juan Guillermo Espinosa (Chili), le prix “Gigante del Espíritu” pour sa trilogie sur la réciprocité.

 

NASHTIR TOGITICHI

Psychologue et thérapeute depuis 30 ans, il travaille dans le médico-social et réside dans la campagne berrichonne où il s'essaie à la permaculture. Formé tout d’abord aux sciences expérimentales, il a été enseignant dans le secondaire et formateur pour adultes. Il a publié un recueil de poèmes Si tout se casse la gueule, précédé de Contraintes du temps (Edilivre, 2015) et un recueil de nouvelles, Heureux les escargots (Prem'Edit, 2019). Il a participé au collectif Rimbaud et moi, aux éditions du Pont de l’Europe (2020). Il a contribué à la relance du titre La Gueule Ouverte. A collaboré à des revues en ligne ou papier (Le Capital des mots, Francopolis, Recours au poème, Vocatif) et à différents blogs politiques ou écologiques (Roc 06, parti.e.s pour la décroissance, Adrastia, lagueuleouverte.info). 

 

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